Dans la soirée, ce 1er avril, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi intégrant le non-consentement dans la définition légale du viol. Soutenue par une large majorité de députés, cette mesure marque une avancée majeure dans la lutte contre les violences sexuelles en France.
Peu avant minuit, les députés ont adopté en première lecture d’une proposition de loi intégrant le non-consentement à la définition pénale du viol. Portée par la Députée écologiste de la 3e circonscription du Rhône Marie-Charlotte Garin et Véronique Riotton, la proposition de loi a été ratifiée à 161 voix pour et 56 contre.
Cette évolution vise à mieux protéger les victimes en plaçant l’absence de consentement au cœur de l’infraction. Bien que les opposants à cette mesure craignent qu’inclure le non-consentement à la définition pénale du viol puisse conduire à centrer l’enquête sur l’attitude de la victime. Ses défenseurs le contestent, affirmant que cette modification permettrait de mieux prendre en compte certaines situations encore mal reconnues, comme l’état de sidération.
Quelques mois après le procès des viols de Mazan, cette réparation permet de mieux protéger les victimes et marque un tournant dans la lutte contre la culture du viol. Cette proposition de loi sera désormais examinée prochainement par le Sénat.